Balcons de Yenne, Savoie 28/04/2019



Photos et texte d'Anne-Marie de Contes




L'arrivée à Yenne, si il y a du soleil , mais il est au chaud, lui ...sous les capes !!!

            La pluie, quelle bénédiction !

Malgré les nuages lourds et menaçants, nous y croyons : Le soleil nous envoie courageusement quelques rayons et bientôt c’est une belle parcelle de ciel bleu qui grignote l’épaisse couche nuageuse. Chacun y va de ses prévisions météo, pluie, pas pluie mais la meilleure météo est celle qu’on vit. L’averse ne tarde pas, les capes sont de sortie. Eclaircie, chouette nous enlevons la cape, mais déjà une nouvelle averse nous trempe un peu plus, nous finirons par la garder jusqu’au car...
Entre les sous-bois, les prés sont encore tout de jaune décorés, non par les pissenlits défleuris mais par une foule de boutons d’or qui ont pris le relais à merveille.
Bientôt nous atteignons NOTRE DAME DE LA MONTAGNE qui nous fait le cadeau provisoire de faire cesser la pluie. La chapelle domine le Rhône et la ville de Yenne.
Construite au XIXème siècle, sa statue monumentale est une réplique de la vierge du clocher de la chapelle de Fourvière à Lyon.





Inaugurée en juillet 1866, une grande procession populaire se rendit de l'église de Yenne jusqu'à la chapelle, en portant la petite statue de l'Immaculée-Conception.
Puis c’est au tour de la CROIX DE CHEVRU d’apparaître. Cette croix datant de 1650 est une des plus anciennes de la région. Imposante, les paris sont ouverts concernant son poids : 1 tonne, 2 tonnes, 3 tonnes… Eh bien non ! « Seulement » 750 kg.
Encore des points de vue magnifiques du haut des Bélvédères de PIERRE CHÂTEL et du RHÔNE. Nous devons reconnaître, avec quelques regrets, que la vue est un peu gâchée par les éléments. Même si les averses se succèdent en laissant la place à des éclaircies.





Nous revenons à la civilisation au hameau de TRAIZE, où nous verrons davantage d’animaux que d’humains, un nombre impressionnant de chevaux au Haras de Botozel, sans oublier les fleurs, glycines et lilas, un régal pour les yeux et le nez.






Les fleurs sauvages le long des sentiers ne sont pas en reste : les pervenches encore en fleurs, les grappes jaunes du cytise, déjà des orchidées mauves et suprême cadeau un petit parterre de sceaux de Salomon aux petites fleurs pendantes semblables à celles du muguet, mais sans le parfum ! La nature n’a pas fini de nous surprendre, les arbres, les cailloux et même les murs de pierre ont revêtu un habit de mousse, leur garde robe est bien variée et même parfois en dentelle.






Quelque soit le temps, soyons heureux, la randonnée fut très belle et conviviale comme toujours. Quant à la pluie, c’est une BENEDICTION pour notre terre qui a tant soif, au point d’être en alerte sécheresse en avril.
Pour terminer, une petite information : Il paraît que marcher rend plus créatif et aide à devenir un génie ! Par exemple, Beethoven, Darwin, Dickens et d’autres marchaient tous les jours. Enfin, à défaut de devenir un génie, être plus créatif c’est déjà bien






Grand merci à GISELE,
à CHRISTIAN animateur, MICHELLE animatrice qui a fait le bonheur du groupe 2, et Michelle serre file du groupe1
sans eux cette belle randonnée n’aurait pas été ce qu’elle a été.



Photos Vincent Comparato texte Gisèle Rigal


Nivéole

Orchis Singe


Heureuses sous la pluie les orchidées semblent sortir de terre sous nos yeux. Vincent court de l'une à l'autre pour nous montrer quelque chose cachée dans chacune d'elle. La fleur est discrète et n'a rien de particulier. Ses épis sont denses, roses ou violets pâle, teintés et tachetés de rose plus foncé, Vincent les écarte, le doigt léger, délicat, il chuchote : regardez sa tête, ses jambes, ses bras, ...
On a rien vu d'autre une partie de l'après midi et il a fallu toute la patience de Michelle pour nous attendre, nous faire avancer tant il y avait d'orchis singe sur le bord des chemins.
Merci Vincent, reviens souvent. 






De Saint Egrève au Sialet 14/04/2019


C'est en 1897 qu'une première ligne de tramway électrique relie Saint Egrève et c'est en 1900 qu'une voie part de la place Grenette et va jusqu'à Voreppe et en 1938 qu'en raison de la concurrence automobile et d'un "plan assainissement" que des autocars prennent le relais !!! C'est en 2014 que la ligne E du Tram est inaugurée.
Sur cette ligne nous avons RDV à l'arrêt Fiancey-Prédieu


Photos d'Anne Marie De Contes, Texte Gisèle Rigal
Michelle et Maïté se la jouent incognito, Dominique et Irène invisibles, Anne Marie derrière l'appareil...



Le Sialet, dans le Vercors désigne un trou, une bouche d'ombre, ici en Chartreuse s'est une jolie bosse. 
Nous sommes heureux de nous retrouver pour la journée, et nous sommes bien décidés à la faire exister cette journée car on sait bien qu'à peine née elle mourra, sa nature est si éphémère, elle passe si vite, comme toutes les minutes qui la font surtout depuis quelque temps. Celle là sera pleine de nous, sans nous d'ailleurs elle n'existerait pas, en tout cas pas pour nous. Nous en rendrons compte en la racontant à qui voudra l'entendre, mille choses, grandes ou petites que nous aurons vu, entendu, perçu, qui nous sera arrivés, nous ne laisserons rien passer. Le printemps partout, le corps qui vainc l'effort, le rire et la gentillesse qui nous enveloppent et même une petite chatte qui veut bien partager son palais.




Tout ce jour fera le délice de tous les autres jours, nous ne cesserons de le voir et le revoir et d'en faire notre cinéma en attendant le prochain dimanche.




le Sialet visible depuis Saint Egrève . Du Belvédère vue sur l'aiguille de Quaix, les Rochers de l'Eglise et de Chalves, le balcon Sud de la Chartreuse, et la présence écrasante du Néron, le bassin Grenoblois, et les contreforts du Vercors. Nous ne sommes pas étonnés d'être passés à Bellevue !!!


Texte et photos D'Anne Marie De contes, vidéo de François Gilanton


Rendez-vous à l’arrêt de tramway FIANCEY-PREDIEU. Un vent glacial nous accueille sans ménagement, le soleil se cache encore derrière le dos rond du NERON.
Nous sommes rassurés, les « Fiancés » sont au chaud « Près de Dieu » !
Bise fraîche ou non, en route tout en douceur sur les sentiers de CHARTREUSE. Le NERON libère vite le soleil et bonne surprise, les nuages ont décidé d’aller voir ailleurs. Un arrêt déshabillage est bientôt nécessaire.
Belle et traîtresse CHARTREUSE. Le NERON nous domine de ses 1298 m. Par chance, pas d’éboulement dangereux aujourd’hui, 4300 tonnes ne tomberont pas sur nous, comme en 2011. On dirait qu’il veut concurrencer son frère du nord, le GRANIER, plus célèbre encore en matière d’effondrement.
Nous quittons La MONTA, les derniers jardins fleuris par le généreux printemps et les derniers chiens qui nous saluent bruyamment.
A nous la nature, flore et faune sauvages. Les fleurs sont discrètes, des pervenches mauves, plus ou moins foncées, des violettes, des coucous. Il faudra être patient pour admirer les « colchiques dans les prés » car, pour l’instant, elles n’ont fabriqué que des feuilles, d’ailleurs nous devons nous méfier de leur beauté car elles sont toxiques et parfois nommées « tue-chien ».
Nous sommes 16, répartis en deux groupes, à peu de distance. A 8 s’établit une belle complicité.



Le chemin nous mène bientôt au hameau de BELLEVUE. Nous traversons de beaux pâturages quelque peu malmenés par les sangliers, certainement en grand nombre, à voir l’étendue des « labours » ! Nous préférons ne pas les croiser, même si nous pourrions les embaucher pour bêcher nos jardins ! Moins impressionnant, un lézard fugitif interrompt sa sieste au soleil. Quant aux oiseaux, ils nous offrent inlassablement de mélodieux concerts.
La présence écrasante du NERON fait tout de même un peu de place à d’autres sommets : CHAMECHAUDE, LA PINEA...
Après LA RIGAUDIERE (501m) et un petit raidillon, nous rejoignons la piste du MOLLARD, par laquelle nous reviendrons. Elle est plus facile, au point d’être accessible aux jeunes enfants.
Nous passons à proximité de la grange du Pissou (626m) avant de grimper, à travers des bosquets d’arbres et des près, en direction du BELVEDERE DU SIALET (663m) qui est vite atteint. La vue est à couper le souffle : Balcon sud de la CHARTREUSE, Contreforts nord du VERCORS et Bassin GRENOBLOIS malheureusement toujours brumeux…
Le vent glaçant est aussi « à couper le souffle » ! Séance de rhabillage obligatoire !
Quitte à faire patienter notre estomac et à se passer d’une vue imprenable, pas question de pique niquer ici.

Heureusement, notre animatrice a réservé une cabane de luxe, avec terrasse aménagée, table et chaises et une charmante locataire qui nous accueille avec plaisir. Bien sûr, elle ne se lassera pas de se faire caresser… Dommage, elle ne sait pas dire son prénom mais son poil nous ferait dire qu’elle est un peu angora.


Nos deux groupes ont fusionné et redescendent par LE MOLLARD, dans la bonne humeur et les rires qui n’auront guère cessé de suivre nos chemins.


Cette montagne est aussi celle de l’eau, des torrents et des cascades, la dernière toute moussue est superbe.




Un beau point de vue sur le joli village de PROVEYSIEUX et nous voilà de retour près de l’étang de FIANCEY, pour nous séparer presqu’à regret tant la randonnée fut belle.




Grand merci à GISELE.

 
MICHELLE et à FRANCOIS les animateurs,



Tous les trois aussi gentils que compétents


L'arrivée...  triomphale, pour Julia
L





Randonnée pédestre à Revel-Tourdan le 24/03/2019


On est un peu stressé, c'est la première fois que notre petite bande s'élargit à d'autres, c'est la première fois qu'on prend un car Philibert, c'est la première fois...

L'arrivée de 38 joyeux randonneurs à Revel-Tourdan


Texte de Gisèle Rigal photos Jean Jacques Delattre 


Allez, on y va ? On monte jusqu'au village. On s'était imaginé qu'on attendrait que nous, tu parles, du monde en veux tu en voilà, un peu intimidés on hésite à s'inscrire, à prendre les bonnes décisions, c'est la pagaille mais pas trop longtemps car soudain c'est bras dessus, bras dessous qu'on se retrouve à battre le pavé, la terre, les cailloux, chacun son pas.


Quand on part, comme ça, on a faim de tout. D'abord on a regardé la terre, d'un peu loin, et ses vallonnements, et ses étangs d'argent. On y a vu des jardins pas encore parfumés de roses, pas encore rosissants des roses. La terre on l'a regardée, labourée de frais, étalée comme un corps ridé. Attendris, on a regardé les vaches et les chevaux, mais pourquoi tout nous semble si beau ?






On a regardé les rues du village, et les galets prisonniers des murs, et les Forthysias comme des soleils devant les portes d'entrée.
On est allé, pour s'assouvir le coeur, et les narines, on est allé sans se retourner, on a pris le temps de vivre, et l'heure pour parler, ...c'est pour tout cela qu'on les aime tant nos dimanches.



Pierre n'a pourtant rien péché, en tout cas on n'a rien vu...

 Texte et photos Anne_Marie De Contes
MC2 7h30, certains encore ensommeillés regretteraient presque la grasse matinée dominicale… Un corbeau se dandine sur le parking, « non décidément ce car d’humains ne m’attire pas ».
Le soleil caresse déjà le Vercors, allez en route vers une nouvelle et magnifique randonnée, sans oublier l’indispensable photo du groupe !
Après un accueil chaleureux à Revel Tourdan, l’inscription et un petit café, nous voilà sur le chemin pour 6, 12 ou 18 km.
A peine quelques pentes et la douceur du paysage vallonné et verdoyant.
Direction Primarette, village qui domine les collines. Il paraît qu’un animal anthropophage appelé « la bête de Primarette » serait à l’origine d’attaques sur les humains. Par chance, nous passons bien au large de ce lieu inquiétant.
Le soleil nous réchauffe très vite mais un petit vent frisquet compromet le déshabillage !
Le printemps nous offre sans retenue un festival de fleurs. Nous serions tentés, en vue d’une bonne salade, de cueillir ces magnifiques pissenlits qui colorent tout un pré.
Au bord du chemin, des jonquilles en grand nombre et de plus rares narcisses. Quant aux lys, il faudrait patienter pour voir leurs fleurs s’épanouir. Peu importe, il y en a déjà tant à admirer. Anémones sauvages, violettes, coucous, pervenches, muscaris, ficaires et de nombreuses petites fleurs, dont le nom nous échappe.
Les fleurs ne nourrissent pas et le premier ravitaillement est le bienvenu. Nos charmants amis de Revel Tourdan sont à nos petits soins.
Après les jolis points de vue, un modeste petit bois, curieusement des houx sont encore décorés de leurs boules rouges, tels des arbres de Noël. Puis une marre qui disparaît presque sous les roseaux.



Un peu plus loin un bel étang si paisible, où il ne manque qu’un couple de cygnes ou de canards.
Changement de décor, surprise de voir entre quelques pieds de vignes de petits arbres en fleurs. Dès qu’on se rapproche des maisons, ce sont les forsythias qui dominent, avec leur abondante floraison ornementale jaune d’or. Parfois des glycines , d’un mauve inégalable.
Côté animalier, de jolies rencontres, des vaches, de nombreux chevaux, un âne solitaire et des chiens qui se sentent obligés de nous saluer bruyamment. Heureusement, ceux, qui accompagnent des randonneurs, sont bien élevés, silencieux, affectueux et même beaux : labrador, berger australien, springer… De belles races.
Fini de rêver, des avions en phase d’atterrisage à St Geoires et un tracteur travaillant au champ, nous ramènent à la civilisation, même si le silence et la quiétude du village médiéval de Revel Tourdan presque désert nous en ferait douter.
Grand merci et bravo à Gisèle pour l’organisation de cette belle journée





Autour de Sassenage 10/03/2019


Le Tram A, arrêt "La Poya"
Ancien nom qui veut dire " La Montée ". 
En alpage, nom donné à la transhumance dans les Alpes Suisses, la vallée de Chamonix et les Alpes du Sud.
" La Montée "se fait un dimanche !!! on se fait la belle et on se fait beau, on porte canne à la main...

Le Bus 20, arrêt " Château de Sassenage"
Sassenage fut reliée à Grenoble dès 1895 par une ligne de tramway de la société Grenobloise des tramways électriques. Départ rue Félix Poulat, toutes les 1/2 h et il fallait 1/2 h pour faire le trajet, ça coûtait 65 c.
Et quand le pont n'était pas encore construit entre Grenoble et Sassenage il fallait aller à Claix et traverser l'Isère à " traille".
2019 : le dimanche, attente 15 mn entre chaque tram et 45 mn entre chaque bus...

Photos de Jean Jacques Delattre, texte de Gisèle Rigal

Prêts ?














Partez !!!

Avec les bâtons que vous voulez

Il est nécessaire de se pourvoir d'un guide pour visiter le coin. Christian endosse l'habit pour la journée.
 " Le château, on passe devant, on n'a pas le temps de le visiter. Et le parc non plus, il est fermé pour cause de travaux. Deux mots, à l'intérieur du château, tout est ancien. Dans le parc, les allées sont permises, les massifs sont privés. Un peu d'attention s'il vous plaît, dans ce parc il y a des arbres remarquables dont un cèdre du Liban au tour de taille impressionnant de presque 6 m et son houppier plafonne à plus de 31 m, des micocouliers surprenants et les pieds éléphantesques de vieux platanes font plus de 10 m de circonférence ". Dufhilo, Christian on ne sait plus trop...
Voilà de quoi nous faire plaisir, mais alors rien d'étonnant si l'origine du nom Sassenage est lié aux usages religieux des Gaulois et des chênes : les Chassanatrico ou Cassianaco sont devenus les Sassenageois.



On suit les ruelles, à droite coule le Furon, on monte par une côte en lacets, raide, jusqu'à 
des cascades qui s'enchaînent les unes après les autres. On gravit encore le sentier pour parvenir au torrent le Germe et enfin les Cuves, hier, bouche de l'enfer, aujourd'hui, cavité souterraine naturelle et une des sept merveilles du Dauphiné.












Les eaux limpides se précipitent en cascades pittoresques mais si on se retourne, soudain la vue s'ouvre largement vers l'issue de la gorge profonde et au fond la vallée de l'Isère, les montagnes de la Chartreuse et en tournant la tête, Belledonne. 
On file d'un pas plus mesuré jusqu'aux portes d'Engins, Rivoire de la Dame, les Côtes de Sassenage, ... de nombreuses maisons ont remplacé les vignes, les labours et les champs. Les arbres ont gravi la montagne, toujours plus haut. Sur les contreforts des falaises, debout, avec mars et bientôt l'avril, les feuilles, et le poids des racines, les oiseaux et le ciel, les nuages et le soleil et la ruche au grand jour et la puissante sève du printemps, ils résistent. Au hameau de Beaurevoir on aperçoit le château construit avec les pierres de l'ancien château féodal. 
C'est à Combe-Chaude qu'on pose le sac, on s'installe au dessus de la carrière à ciel ouvert pour pique-niquer. Pas longtemps, notre guide donne à peine le temps à François de boire son café.
Entre Le Cruy, et les Glairons d'autres carrières, à chaux celles là. Exploitées depuis 1912 par Balthazar et Cottes. Depuis 1970 des wagonnets acheminent la chaux depuis les carrières de Sassenage vers les cimenteries Vicat à Saint Egrève.
A quand le téléphérique entre Villard de Lans et le Fontanil ?
Notre guide toujours devant et nous toujours derrière on prend le temps, on lézarde tant le soleil printanier nous alanguit. Au belvédère des Gingeolles, on admire encore le vallon, la Chartreuse :  la Pinéa, l'aiguille de Quaix, le Mont fromage et les autres. On voudrait ne pas rentrer, mais la boucle est bouclée,... devant le château. 
Merci à notre guide. Merci à nos animateurs Christian et François 




Heureux
Texte de Béatrice Delattre



Ce matin nous avons rencontré de  nombreuses primevères. Leur population est divisée en deux groupes compatibles. Celles qui ont des étamines longues et un pistil court, celles qui ont des étamines courtes et un pistil long. Le pollen produit par les étamines longues est compatible avec les styles longs et le pollen produit par les étamines courtes est compatible avec les styles courts ce qui interdit l'auto fécondation et la fécondation des plantes du même type qui entraînerait la dégénérescence;
C'est aussi le moment des violettes. Il existe en France, à l'état sauvage, 22 espèces de violettes. Certaines sont très parfumées, comme la violette odorante, si bien nommée, d'autre exhale un parfum suave ( viola suavis, viola alba ) mais beaucoup ne sentent rien. Ne pas se fier à la couleur : la violette blanche peut être violette, et la violette odorante blanche. Dernière chose, elles s'hybrident très facilement entre elles, donnant des fleurs stériles.




Parmi les autres plantes rencontrées : le cornoulier male ( cornus mas ) qui étale sa belle boule de fleurs jaunes annonçant que le printemps est là, même si le temps redevient quelque peu hivernal, et de jolies corydales pleines ( corydalis solida ).





La Frange Verte, Echirolles 24/02/2019


Le Saut du Moine
 L'histoire
Le père de Marie est veuf. Non, c'est pas la même. Celle là est pauvre et aussi très pieuse et aussi très pure et elle n'est pas enceinte.
Jéhan , apprenti moine est beau comme il ne devrait pas l'être et sa vocation est bien faible.
En dehors du prieuré il quitte sa robe de bure. Donc, il peut faire la cour à Marie, se rendre chez son père, bref ils tombent amoureux l'un de l'autre, elle, elle veut se marier et avoir _pas beaucoup d'enfants...
C'est sans compter sur le diable !!!
Déboule la procession du 15 août et ce qui devait arriver, arriva. Lui, quitte le prieuré sans se changer, elle, quitte la procession pour se rafraîchir, et là patatrac ils tombent l'un sur l'autre. Elle comprend la supercherie et égarée par le chagrin, désespérée, humiliée, insensée elle s'enfuit, court à perdre haleine vers la rivière. Lui, derrière.
C'est sans issue.
Voilà le rocher, voilà l'eau noire tout en bas, il croit la rattraper, trop tard, elle se lance dans l'abîme, et lui emporté par sa course folle, tombe avec elle.
Marie, est allée au ciel. Jéhan, est resté dans l'eau noire, où le diable le retient encore par les pieds. 
Que reste t-il de cette histoire ? _ un rocher, ...


Texte Gisèle Rigal , photos Jean Jacques Delattre
Rendez-vous terminus du Tram A, Denis Papin. Denis Papin est connu pour ses travaux sur la machine à vapeur, ... aujourd'hui plus de vapeur, le tram est alimenté avec de l'énergie renouvelable, issue du solaire, éolien et d'hydroélectricité.

On ne part pas sans avoir fait la photo !!!

Ce matin, on est là, heureux de se retrouver, ou de se rencontrer pour la première fois.
D'un bon pas on part à travers un jeu de cubes de toutes nouvelles maisons, nouveaux quartiers, on ne reconnait plus rien. Arrive enfin le sentier qui nous en éloignera.
Il est raide. Les groupes se font d'eux-mêmes. 


Photo d'Anne Marie De Contes
Roland en tête, normal !


Roland qui ne tient plus part devant avec son groupe de groupies











Qu'est-on venu chercher ce dimanche? Se chauffer au soleil de la terre parmi les arbres, les fleurs printanières en avance sur la saison...


Michelle et ses fans 
Texte de Béatrice, photos de Jean Jacques Delattre










Se courbant gracieusement sous le poids de leurs jolies clochettes bleues, les scilles ( scillia bifolia) à 2 feuilles apparaissent dès le début du printemps généralement en mars




Les perces-neige et les nivéoles sont des plantes protégées. Il est interdit de les cueillir. Comme un petit bijou fleurissant au coeur de l'hiver, le perce-neige  (Galenthus nivalis ) délicate inflorescence blanche apporte une touche de gaieté 
dans les bois. Ses 6 pétales dissemblables, 3 pétales extérieurs entièrement blanc obovales et 3 pétales intérieurs de moitié plus court, échancrés et tâchés ou rayés de vert le différencient de la nivéole ( Leucojum vernum ). Celle-ci envahit les clairières de ses clochettes blanches à 6 pétales identiques, à odeur de miel, nervurés, terminés par une pointe verte ou jaune.




Si les fleurs mâles ( les chatons ) sont bien visibles, les noisetiers (corylus avellana)),
sont couverts, en ce moment, des discrètes fleurs femelles qui donneront des noisettes. Elles ressemblent à de petits bourgeons coiffés d'une houpette rouge.

Gisèle ( texte ) et Jean Jacques ( photo )
L'ombre bleue tombe des montagnes enveloppées de neige, encore.




Il n'y a que les abeilles, et les insectes rampants, et ceux qui vibrent sur le calice et plongent jusqu'au fond pour savoir le printemps ?
Aujourd'hui, lui et nous avions trouvé le même chemin...






Texte et photo d'Anne Marie De Contes
Après quelques petites grimpettes au coeur de la Frange Verte, nous franchissons vaillamment le rocher indiquant le Saut du Moine et nous voilà sur le plateau de Haute Jarrie, où une surprise nous attend : le majestueux château de Bon Repos ornées de ses quatre tours pointues.
Si des maisons contemporaines n’étaient construites aux alentours, en rêvant un peu, il nous aurait directement transportés au Moyen Âge et au temps des chevaliers.
Comme nous avons côtoyé le diable (sans pitié pour notre moine amoureux de sa Marie) et, pour certains, l’enfer mardi dernier, nous avons droit à un « bon repos » et davantage de bienveillance...
Nous l’aurons à l’heure du pique nique et nous nous offrons même le cadeau d’une vue imprenable sur le château. La sieste n’aurait pas été de refus mais nous ne sommes pas là pour çà et nos chambres ne sont pas réservées au château !
Un peu d’histoire (encore !) :
Le château de Bon Repos est édifié vers 1470 par Guillaume Armuet.
Après de nombreux changements de propriétaires, il est racheté en 1874, par Jules Jouvin, qui ne l’habitera jamais.
Le bâtiment est utilisé pendant la guerre de 1914 – 1918 pour loger des prisonniers allemands (et non pour la sieste des moines, comme j’ai cru entendre !).
Souffrant de manque d’entretien et de vétusté, le toit s’écroula en 1917.
En 1976, la commune de Jarrie rachète le château, aux descendants de Jules Jouvin.
Elle soutient l’Association de Sauvegarde et d’Animation du Château de Bon Repos, créée en 1978.
Le château accueille désormais de nombreux visiteurs et spectacles en tout genre qu'ils soient donnés en extérieur ou à l'intérieur dans les caves.
Le château a été classé au titre des monuments historiques en 1986
Le Domaine de Bon Repos est un « Refuge LPO Collectivité » par convention avec la Ligue pour la protection des oiseaux en Isère (LPO).
Parfois injustement frappé de négligence, ce cher château de Bon Repos connait désormais une vie paisible et reconnue, pour le plus grand bonheur des promeneurs, des visiteurs et des protecteurs des oiseaux.




Colline des Quatre Seigneurs 10/02/2019



Rendez-vous devant l'église d' Eybens avec l'oeil sur l'arrêt de Bus C4. On a le coeur battant, Pierre et moi, non pas de peur de louper le car, on est là et bien trop en avance, ni d'espérance d'un " je ne sais quoi " mais seulement d'attente et, on croit de curiosité, combien serons nous ? On  attend, on observe l'habit des passants, les sacs à dos... enfin un qui nous ressemble, des guêtres devant la boulangerie ! Les guêtres et le sac à dos ne s'y arrêtent pas et viennent nous rejoindre. C'est Julia. Chic, alors, quand les uns et les autres arrivent presque en même temps.


Devant l'arrêt du Bus C4

Tous rassemblés, consignes données, on entame la marche derrière Michelle et Séraphine par la rue du château, on emprunte à droite un chemin empierré jusqu'à la croix. On est averti, " ça va monter rude " et en effet il faut se les faire ces petites collines des quatre seigneurs, une pour le seigneur d'Eybens, une pour celui de Gières, une autre pour celui d'Uriage, et enfin une pour celui d'Herbey. Herbey, à cause de l'herbe et de sa rencontre avec les fleurs et les ronces et les orties et la chélidoine et le géranium. On traverse aussi  de magnifiques forêts de châtaigniers, on passe par dessus ou dessous les arbres abattus par le vent. De temps en temps on aperçoit la vallée, la ville et ses environs étalés d'est en ouest.




Les pylones  chers à nos coeurs

Arrivés à Romage, on passe devant la fontaine, le lavoir et on remonte, on bifurque, on quitte un sentier pour un autre. C'est fou le nombre de chemins qui se croisent. Devant l'Alpes Du Grand Serre, les Grandes Rousses là-bas au loin on voudrait prendre la clé des champs mais c'est sans compter sur _" faut y aller ". Alors on y va. Pas très loin, nous voilà intrigués par un arbre, mort, pas mort ? _" pas mort et il pousse toute sa vie contrairement à l'homme " dit Béatrice. Bedonnant, noueux, moussu il n'a que quelques branches plantées là-haut comme de rares cheveux sur la tête. " Rendez vous compte, le vent pourrait favoriser sa croissance ". Je me dis que même vieux et moche il aime toujours les caresses.





On arrive à une cabane de trappeurs. Michelle et Séraphine l'ont dénichée, un bijoux !!! On s'installe, on se serre les uns contre les autres, on déballe, on mange, on fait glisser d'un côté, de l'autre, gâteries, bugnes, petite goutte, café et on repart. On s'emmitoufle, on met les gants, le bonnet car on craint la pluie plus tôt que prévue. " Tête droite, regarde devant, pose tes pieds de travers " , ... on accompagne Monique pour ses premiers pas, dans la pente, le groupe, la neige et elle nous a épatés, Monique.
Le nez respire le vent, la bouche peut, veut, parle et rit, geint pour le sourire davantage que pour la grimace. On revit.




On redescend, tranquillement, sans se presser et on ne le regrette pas, le soleil est revenu



Un vrai  Soleil, de vrais Sourire ni l'un ni les autres ont été tirés du nez... 

Vous nous croirez si vous voulez, la pluie a attendu le dernier moment pour se pointer. Doucement, quelques gouttes ne nous ont pas fait allonger le pas, et on ne l'a pas regretté car on a tous eu le temps de s'engouffrer dans le Bus ou les voitures.
Avant, on a pris le temps de se dire qu'on avait passé une belle journée ensemble, une très belle journée. 
Merci aux deux super nanas qui nous ont guidés.
Photos Jean Jacques Delattre,  texte Gisèle Rigal