Animateur GR 1 Gilles Machin Départ Valmeinier ( alt mini 1729 m ) Points de passage : Désert d'en Haut - Chenalette - Ordière - le Planay - Refuge de Terre Rouge - Sous le Lac Caspi ( alt maxi 2344 m ) - Pré-Sapey - Mathoset - Ordière - Arrivée Valmeinier
Refuge des Terre Rouge - Massif du Thabor - 11/09/2022
Rochetaillée - Tour du lac du Verney - Massif Oisans - 28/08/2022
Photos de Michel
Survol de Michel
Organisateur de la randonnée Gilles Machin Gr 1 - accompagné par Gisèle Rigal Gr 2
- Boucle -
Gr 1 Estimation Distance 16,5 km / Déniv+ 430 m - ibp 61 - Départ Rochetaillée ( commune d' Allemont ) 711 m - points de passage : Barrage du Verney - Villaret - Pont Rattier - Le Verney - Oz - Le Roberand - Arrivée Rochetaillée
Gr 2 Estimation distance 14 km /Déniv + 210 m - Ibp 48 - Départ Rochetaillée - Tour du lac du Verney - OZ - Le Roberand ( 877 m ) - Arrivée à Rochetaillée
Cascade de l'Oursière - Massif de Belledonne - 14/08/2022 ANNULEE
Annulation de la rando
Vigilance ORAGES violents
Place à la nature qui attend la pluie avec impatience
Bon dimanche à toutes et tous
L'itinéraire chemine en forêt, descend pour rejoindre les Marais Chauds ( Espace Naturel Sensible / Zone Natura 2000 ) le sentier monte ensuite jusqu'au pont qui enjambe le ruisseau des Pourrettes, toujours en forêt il entrecoupe deux éboulis et leurs ruisseaux avant de parvenir à la Cascade de L'Oursière. Stop Gr 2-
Le Gr 1 continue : Le sentier monte toujours en forêt par des lacets bien tracés mais assez raides jusqu'à un replat d'où on peut admirer les méandres du Doménon.
Les 2 groupes font un Aller/Retour - Gr 1 - Christian - départ Chalet les Seiglières - Points de passage : Etang des Marais Chauds - Pierre Molle - Ruisseau des Pourrettes - Cascade de L'Oursière - L'Oursière - Retour par le même itinéraire Distance 10 km / Déniv + 600 m et - 600 m environ - Indice d'effort 69
Gr 2 - Gisèle - idem jusqu'à la Cascade de L'Oursière - Distance 9 km / Déniv + et - 478 m - Indice d'effort 62
Cabane du Col / Plancol - Oisans - 31/ 07/ 2022
Environnement : dans les Alpes du Nord et aux portes de l'Oisans, entouré par le massif du Taillefer ( 2857 m ) et la montagne du Grand Serre, entre la vallée de la Romanche et la vallée de la Roizonne.
Animateurs Olivier Leveugle et Gisèle Rigal de Moulin Vieux à la Cabane du Col - ( Gr 2 ) - Plancol et Baisse (Gr 1) et retour
Texte et photos de Gisèle
Le dimanche, on fait du sur mesure. Deux groupes pour le plaisir de tous. Un sportif et un autre plus contemplatif, même si tout est relatif. Donc un groupe encore animé par un sentiment d’invulnérabilité, en grande forme, aimant les variantes, friand d’itinéraires incertains, pas forcément adepte des sentiers de Grande Randonnée ( GR ) et encore moins des PR ( sentiers Promenades et Randonnée ) L’autre groupe, avance de son fameux « pas du bœuf » ou « de sénateur » C'est selon, tout le monde n’a pas vu le bœuf avancer mais de sénateur non plus ! Bref, un pas tranquille, un itinéraire pas éreintant du tout, tiré au cordeau, à l’ombre, en suivant les traces jaunes du PR. Les uns et les autres cheminant au même pas. Enfin presque, il y a toujours des rétifs à tout...
Au départ le ruisseau de Vaunoire est à sec, le chemin parallèle à lui s’engage d’abord en douceur puis plus vivement dans la forêt de conifères. S’ensuit d’interminables lacets d’où l’on entend un merveilleux déferlement d’eau. On devine que de partout elle jaillit et cascade et chante et éclabousse et projette de multiples étincelles argentées dans une bruine d’où les rayons du soleil explosent.
Le sentier va son chemin, l’air frais d’altitude vivifie, plus haut on découvre un paysage de montagne, les névés venant de l’arête faîtière traversent les barres rocheuses, les ruisselets assagis les alimentent.
A un croisement notre sentier bifurque, se rétrécit et grimpe en direction de la Cabane du Col. C’est une petite et banale cabane en plein soleil, entourée d’un fatras d’ustensiles, d’objets hétéroclites, de provisions de toutes sortes et aussi d’une selle de cheval ?!! au delà mais pas très éloignées, des crottes de moutons à n'en plus finir. La masure doit abriter le berger la saison de l’estive, de juin à septembre, d’ailleurs une petite pancarte est clouée sur la porte nous invitant à respecter le lieu d’habitation temporaire et de travail. Penauds on s’en éloigne et allons chercher un endroit pour pique-niquer, à l’ombre, plus bas.
Assis sous des arbres, soudain on voit passer non pas le berger mais la bergère, une jeune femme avenante, dynamique, entourée de cinq ou six chiens. Elle et les chiens ont accompagné les moutons, plus de mille, plus haut, dans les prairies encore vertes, derrière la barre rocheuse. Pour le moment le danger ne vient pas d’un manque d’eau nous dit-elle mais d’une meute de loups qui lui a dévoré ces jours derniers une cinquantaine de bêtes. Avant que le ciel s'assombrisse elle ira chercher brebis, agneaux, béliers et les ramènera à la cabane où chiens et bergère monteront la garde.
Notre petit groupe se met en branle, lentement, on a le temps. Beaucoup plus bas en laissant le cirque derrière nous, dans une sorte de cuvette, les restes d’une tragédie règnent. Des chardons des Alpes persistent et se mêlent au squelette d’un agneau. Alentours les hauts sommets du Grand Armet. Le Taillefer, Belledonne, Mont-Blanc, tout l’Oisans, nos amis du groupe 1, nous raconteront les avoir vu.
C’était une randonnée paisible et presque silencieuse, comme la montagne les apprécie. Une journée de bonheur partagé, je crois. Une adéquation entre des aspirations et un ressenti, je crois aussi.
Photo d'Edith
Chamrousse - La Barraque Boulac via le Pré Gaudet et la Réserve Naturelle du Luitel - Massif Belledonne - 17/07/2022
Chamrousse - Réserve Naturelle du Luitel
Randonnée proposée par Olivier Leveugle accompagné par Jacques Frendzel - Texte de Gisèle Rigal - Photos d'Anne Marie de Contes et Danielle Cardinaletti
Il fait chaud, très chaud, trop chaud.
Annuler une fois de plus la randonnée?
Quand on pense à tous ces jardins, tous ces prés, à tous ces chemins, et nous qui resterions là, ridicules, et ce ruissellement sur le corps tel un fer chaud… On a cherché de l’ombre, des prairies, des chemins sans trop monter, sans trop forcer et on a trouvé du côté de Chamrousse. On part à 7 h, en covoiturage.
Il fait presque frisquet quand nous arrivons à la Baraque Boulac. L’air est si léger qu’on bondirait presque sur le sentier « dré dans l’pentu » avant que la pente se radoucisse dans la forêt aux feuilles buveuses de ciel, de jour qui flambe au-dessus des arbres, soleil béant dans la gorge de l’aube. A notre grande surprise des ruisseaux coulent encore des rochers qui suent leurs eaux comme si la pierre fondait.
Le chemin forestier passe au Pré Gaudet
Beaucoup plus loin, longtemps après, on décide de pique - niquer à la Réserve Naturelle du Lac Luitel.
Deux tables de six personnes, chacune, à l’ombre des pins nous attendent.
Un écureuil guette l’innocente chouette, un serpent, une araignée et un crapaud ont été sculpté et sont figés sur un tronc d’arbre en érection. Je préfère les imaginer vivants et grouillant dans la forêt qui nous entoure. Il commence à faire chaud, la randonnée n’est pas terminée, Olivier met fin à la "sieste" d’Anne Marie en donnant le départ pour la traversée de la Réserve Naturelle du Luitel.
Le sentier est recouvert de caillebotis qui transpercent la pinède, la forêt à pins à crochets, la tourbière haute à sphaignes, la roselière. De loin on aperçoit un lac. Il y a 20000 ans la région était occupée par des glaciers, au fil du temps ils ont façonné les massifs, les vallées. Le climat s'est réchauffé progressivement et a provoqué leur fonte en créant des lacs qui se sont fait coloniser, lentement, par la végétation. Des sphaignes et autres espèces ont formé ce qu’on appelle des radeaux qui ont envahit et réduit les lacs avant de sombrer au fond de l’eau. En s’y accumulant ils se sont transformés en tourbe…
Il a aussi beaucoup d’autres plantes, les rhododendrons, qu’on ne voit pas aujourd’hui, il y a belle lurette qu’ils sont fanés. Par contre rampent des myrtilles dodues, les framboises sont presque mûres, la canneberge et l’angélique des bois se dressent tandis que les plantes carnivores attirent toute notre attention. Brigitte a vu leurs dents...en fait elles ont des pièges à succion ou des pièges adhésifs pour gober leurs proies.
On n’a pas eu le plaisir de découvrir les champignons, il y en aurait 410 espèces. J’ai bien regardé je n’ai pas vu la libellule ni la demoiselle, ni le lézard vivipare et on n’a pas entendu la grenouille rousse. En colère la terre ? Certains parlent d’effondrement… Comment s’en passer, elle est si belle même trouée de routes, filetée de cuivre, curée de mines et bardée de ciment et suante de poison alors ce n'est pas qu'on l'aime comme ça, on l'aime c'est tout. Le lac est plein de ciel, la face fuyante de l’eau se soulève et s’ébroue de ce ciel…oui, comment croire qu’elle est en colère.
Quelle belle journée ! Merci Olivier, Jacques...toutes et tous pour votre belle présence.
" Fête de la Cerise " à Empurany Ardèche 03/07/2022
Texte De Gisèle Rigal
Photos d'Anne Marie de Contes et de Corinne Grossot
On se disait « il n’y en aura plus, le soleil les aura toutes englouties » on y est allé et on a bien fait. Départ de Grenoble 7 h. Le car avale les kilomètres de l’autoroute rapidement, ensuite les routes départementales se succèdent, lentement, le long des Gorges du Doux. On passe les virages, on laisse des directions à gauche, on se retrouve cahotant à droite, le soleil arrivant sud-est, presque de face laissant tout le revers des forêts dans l’ombre de l’autre côté. Et là, après le petit pont qu’on croyait ne pas pouvoir franchir, que voit-on ? Empurany pendu au ciel, autour de son église, pas grand, sous le soleil resplendissant, entre ses arbres, entre ses toits.
En moins de deux, tous les groupes sont partis avec à leur tête un animateur, Mireille, Jacques, Gilles, Olivier et moi...On a d’abord traversé le village, plus ou moins vite. Nous, les « très doux », on a pris le temps de laisser battre notre cœur sur la place, ouvrir grands les yeux sur les étalages de tout et de rien...on s’est attardés devant l’enclos des chevrettes blanches, étonnés devant les poules et coqs ébouriffés, interroger devant les lapins impassibles. Les portes austères des maisons sont closes, les volets encore, Dominique nous fait remarquer les pierres sévères des murs à la douceur grise et jaune. Au beau milieu du village, les marchands de cerises sont là. Vite, on achète et on fait mettre de côté, à l’ombre. Ce réflexe est stupide, des cerises, il y en a et il y en aura toute la journée et pour tout le monde.
On fait le tour de l’église sans la visiter, on se dit qu'on le fera plus tard, le soleil tape et il faut penser à faire notre petit tour à travers les vergers tant qu'il est temps. Chemin faisant je me demande pourquoi on a choisi ce lieu, ne se peut-il pas que ce soit - dites - à cause de sa beauté ? Les rais de soleil traversent les feuilles, s’écrasent en éclaboussures sur les pierres des chemins, des murets, sur le jaune orangé des abricots blottis entre les feuilles et les branches.
Ceux qui randonnent un peu plus haut, sur les collines, nous diront avoir vu des cerises en train de mûrir. Il y en a à foison malgré le gel de ce printemps nous ont dit les villageois.
| Chevrettes toutes blanches |
| Bel appétit !!! |
On prend le temps, marcher, se reposer, s‘asseoir quand l’envie nous prend tandis que nos copains plus dynamiques ne perdent pas une minute pour ne pas arriver trop tard au repas.
Nous c'est à l’ombre qu’on casse la croûte, les uns au village sur les marches de l’église les autres sous un arbre. Les randonneurs reviennent les uns après les autres suants, fatigués mais heureux. Me voilà tranquille, il y a de la ratatouille et du clafoutis pour tous.
Y en a même qui on vu une baleine dans le pré, il est temps qu'ils arrivent pour se restaurer ???
Les animations battent leur plein, Michelle est invitée à danser la "carmagnole"
D'autres mélangés aux habitants convoitent les objets du vide grenier, les paniers, torchons, babioles de toutes sortes, ils tâtent, marchandent…et il y a ceux qui vont boire un petit coup au bistrot car joie et bonheur il y a encore un bistrot à Empurany.
Voilà, la journée est passée comme une lettre à la poste, il faut déjà repartir, on suit le bas de la pente pour rejoindre le car, on se salue, le cœur bondit quand le car démarre. Il faut repasser sur le petit pont, recevoir par dessus la feuillée des gifles de lumière...
« On a chanté le temps des cerises
Et gais rossignols et merles moqueurs
Les belles avaient la folie en tête
Et les amoureux le soleil au cœur...»
On voudrait bien ne pas être né quelque part mais il n'y a rien à faire, le cordon ombilical n'est jamais coupé. Ce petit village ne ressemblerait-il pas à celui de notre enfance ...





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